Copenhague, l’exemple de la Smart City

16 Déc 2019 | Lecture 3 minutes

Depuis 10 ans, Copenhague s’est transformée au point de devenir un exemple de smart city, verte et intelligente. Avec l’objectif de devenir la première ville neutre en carbone d’ici 2025, retour sur cette transition écologique réussie pour la capitale danoise, pionnière des villes durables en Europe.

En 2009, Copenhague accueillait la conférence climatique COP15. À cette occasion, la municipalité s’était lancée un pari ambitieux : faire de la capitale danoise un exemple de smart city et de ville durable. C’est à dire une ville verte et intelligente adaptée au changement climatique. Un pari notamment mis en valeur par l’objectif de devenir ainsi la première ville neutre en carbone d’ici 2025. Ce serait une première mondiale. En 16 ans seulement.

Dix années plus tard, la ville de Copenhague s’est largement distinguée sur ces aspects au point de devenir un modèle de ville intelligente et durable. Célèbre notamment pour les 400 kilomètres de pistes cyclables qu’empruntent tous les jours 35% de sa population, elle semble bien partie pour réussir son pari.

La transformation de la ville danoise comporte des exemples marquants en terme de transports, d’utilisation des énergies renouvelables, de mobilier urbain connecté et d’utilisation de l’open-data. Le grand Copenhague compte 1,2 million d’habitants. Il s’agit donc d’un modèle taille réelle pour les grandes aires urbaines en Europe et pour inspirer les villes qui souhaitent devenir smart et durables dans les années à venir.

Copenhague, capitale du Danemark, comporte plus de vélos que d’habitants.

Copenhague, capitale du Danemark, comporte plus de vélos que d’habitants.

Smart city, l’exemple des poubelles connectées et de l’open-data

Les villes de demain seront des villes intelligentes. Cela se caractérise en partie par un mobilier urbain smart et connecté. Un mobilier urbain connecté permet de collecter des données utiles pour réduire l’empreinte environnementale d’une ville. Il peut également faciliter la création d’économies. Cela se manifeste par des économies d’énergies ou une réduction des émissions de CO2 par exemple.

Ainsi, la ville de Copenhague s’est par exemple équipée de poubelles connectées. Elles permettent d’optimiser l’utilisation des camions poubelles en leur disant où et quand passer. La ville teste également des lampadaires intelligents qui permettent de moduler l’éclairage en fonction du trafic. Voire de déclencher le lampadaire à l’approche d’un véhicule. En France, nous avons certaines start up qui travaillent sur ces sujets d’éclairage intelligent.

D’autres systèmes sont testés dans la capitale danoise pour mesurer la qualité de l’air en temps réel afin de pouvoir prévenir les habitants des zones à éviter momentanément. Un système pour alerter les conducteurs des places de parking disponibles à proximité est également envisagé. Il permettrait d’éviter que les automobilistes tournent en rond à la recherche d’une place. Dans le monde, on estime ainsi que 25% des émissions de CO2 en ville proviennent d’automobilistes qui cherchent à se garer.

L’un des sujets essentiels à la réussite de ce modèle est aussi celui du partage des données. Copenhague travaille notamment à une vaste plateforme permettant aux entreprises privées et aux organismes publics de collaborer sur les données liées aux parking, à l’eau ou encore à la gestion des déchets. L’objectif est de démontrer qu’un partage efficace du savoir peut créer de nouvelles opportunités d’affaires pour tous les acteurs. Mais également – et surtout – d’améliorer la qualité de vie pour toute une ville.

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