Smartcity : un capteur communicant pour activer les intelligences

12 Jun 2015

A l’occasion du 1er anniversaire de la chaire Environnements Connectés Banque Populaire Atlantique – Lippi, l’Ecole de design Nantes Atlantique revient sur un an de travaux de recherches et d’investigation autour de la Smartcity. Ces travaux seront également présentés lors du séminaire « Smart la ville ! La vie en mode connecté ? » les 25 et 26 juin prochains à Nantes.

Dans le précédent billet Smart City : quand le design croise la data, nous évoquions les liens qui peuvent exister entre le design et la data. Continuons à explorer le monde obscur de la data en nous axant sur l’outil même qui permet de créer la data : le capteur. Car sans capteur, pas de donnée. Leur positionnement dans la ville, la définition des éléments captés mais aussi leur visibilité et leur lisibilité constituent autant d’ingrédients qu’il faut soigner pour une bonne recette de smartcity. Alors comment le designer peut-il intervenir dans ce processus ? Le capteur peut-il s’appréhender comme un objet communicant avec son contexte ?

Réfléchir au positionnement, à la visibilité et à la lisibilité des capteurs dans la ville : autant de champs à investir par le designer. Crédits : Projet "Health Hive", Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens - L'Ecole de design Nantes Atlantique

Réfléchir au positionnement, à la visibilité et à la lisibilité des capteurs dans la ville : autant de champs à investir par le designer. Crédits : Projet « Health Hive », Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens – L’Ecole de design Nantes Atlantique

Des capteurs pour quoi faire ?

Un capteur qui communique de lui-même avec son environnement immédiat. Crédits : Projet "Health Hive", Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens - L'Ecole de design Nantes Atlantique

Un capteur qui communique de lui-même avec son environnement immédiat. Crédits : Projet « Health Hive », Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens – L’Ecole de design Nantes Atlantique

 

L’instrumentation du territoire consiste en une stratégie de captation de données sensibles présentes dans l’espace urbain. Elle ne suffit pas à créer la « ville intelligente ». Cette couche invisible de données croisées se superpose à l’analyse objective de l’existant, permettant une meilleure compréhension du fonctionnement du territoire et de l’environnement. Les capteurs numériques mesurent et restituent des données invisibles ou difficilement mesurables. Ils définissent la couche sensible des environnements et en proposent une connaissance accrue. Reste à définir quels éléments capter dans quels endroits de la ville et comment interagir avec le citoyen.

 

 

Le capteur communicant

Mais face à la méfiance suscitée par l’usage des data auprès des citoyens, les étudiants du China Studio de l’Ecole de design Nantes Atlantique et de l’Université Technologique Sino Européenne de Shanghai (UTSEUS), sous la direction de Mathieu Bernard et de Florent Orsoni, ont posé la question suivante : ne faut-il pas indiquer ce qui est capté, en un mot, comme le souligne Sakia Sassen, « urbaniser la technologie » ?

Health Hive. Crédits : Projet "Health Hive", Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens - L'Ecole de design Nantes Atlantique

Le projet « Health Hive » mené par Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens propose un capteur communicant avec son environnement et scénarisé. Crédits : Projet « Health Hive », Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens – L’Ecole de design Nantes Atlantique

C’est le parti pris du projet « Health Hive » mené par Renaud Dardaine, Maxim le Ruyet, Pauline Pérol et Ben Stevens. Ces étudiants ont décidé de travailler sur des capteurs autour du domaine de la santé. Et ce n’est pas tant le résultat des captations qui interroge que le boîtier en lui-même. Le capteur devient alors un élément tangible et visible d’une captation, un gage de transparence du processus. Le capteur partage donc de fait son esthétique avec celle de la ville, non pas en se dissimulant mais en s’assumant plastiquement et formellement. « Un capteur doit-il toujours être une « boîte noire » ? », demande Mathieu Bernard, responsable pédagogique du China Studio. Ne faut-il pas également qu’il communique de lui-même autour de son environnement immédiat ? Doit-il communiquer sur un écran ou directement et par lui-même ? Où doit-il être placé ? Doit-on transmettre ces informations ciblées à des fins publicitaires ?

Le capteur doit-il toujours être une boîte noire ? Exemples de recherches formelles sur le capteur. Crédits : L'Ecole de design Nantes Atlantique

Le capteur doit-il toujours être une boîte noire ? Exemples de recherches formelles sur le capteur. Crédits : L’Ecole de design Nantes Atlantique

C’est à cette condition de se poser la question des usages de ces éléments captés que l’on arrivera à construire une ville intelligente. La smartcity se définit-elle aussi comme la ville des « urbanités numériques ? « 

L'École de design Nantes Atlantique

Réagissez sur le sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiéeTous les Champs sont obligatoires

 

articles sur le même thème


Connexion
Inscription
  • Vous avez déjà un compte identifiez-vous
  • Mot de passe oublié ?
  • Vous n'avez pas de compte, créez le ici
  • * Champs obligatoires
  • Max 200ko / Min 100x100px
    choisir