Extraits de magasins nippons : le discount dans tous ses états (2/3)

31 Mar 2015

Du grand magasin remplis de bricoles réjouissantes, aux petites enseignes saturées de matériels pour la vie quotidienne, le Japon pourvoyeur de produits à petits prix mérite une considération certaine.

Moins de 100 yens ; Crédits Nemo's great uncle / Flickr

Aperçu d’une boutique nippone où les articles vendus ne dépassent (presque) pas 100 yens ; Crédits Nemo’s great uncle / Flickr

Dans un premier billet consacré aux konbini, nous introduisions ce triptyque – en cours – consacré aux commerces nippons. Les modèles sont nombreux, et certains méritent l’attention toute particulière de l’Occidental curieux. Si les établissements discount ne nous sont pas inconnus en France, la formule japonaise se décline en plusieurs cas de figure, tous aussi inspirants les uns que les autres…

Don Quijote : temple du discount

Lorsque l’on évoque le commerce discount sur le territoire français, on pense immanquablement aux enseignes à prédominance alimentaire – comme les allemands Aldi et Lidl, présents de part et d’autre de l’hexagone. Au Japon, d’autres systèmes singuliers existent, comme le très populaire Don Quijote (communément rebaptisé “Donki”).

Créé en 1980 sous le nom Just Co. à Tokyo, sa première occurrence se spécialisait dans le commerce de gros. Aujourd’hui, et depuis 1989, Don Quijote se présente comme un grand magasin proposant tout un tas de produits – aussi utiles que futiles, à prix cassés ! Si le modèle discount est peu répandu au Japon, ce grand magasin au nom héroïque connaît un certain succès national puisqu’il compte parmi les quelques établissements n’ayant pas failli à la bulle spéculative de la fin des années 1980.

Don Quijote - Tokyo ; Crédits :  Wally Gobetz / Flickr

Devanture d’un Don Quijote (ドン キホーテ) à Tokyo, dans le quartier électronique à Akihabara ; Crédits Wally Gobetz / Flickr

Pionniers dans le commerce Discount et de détail, les magasins Don Quijote pullulent sur les terres nippones, proposant tout ce que la société de consommation locale peut pourvoir. Souvent aménagés sur plusieurs étages, les rayons comprimés recouverts d’innombrables gadgets bigarrés étourdiront probablement votre promenade marchande ! La musique qui y passe – techno rétro ou “j-pop” assourdissante – ajoutera une touche captivante au folklore insolite de ce megastore urbain.

Autre particularité de ces temples de la consommation et de l’amusement à la japonaise : ils sont ouverts jusqu’à 3h ou 5h du matin, voire 24h/24, à l’instar des konbini évoqués dans notre précédent billet. Rien de tel, pour découvrir le pittoresque du Japon contemporain, qu’une virée nocturne dans ces rayonnages où l’abondance, le divertissement et l’appareil facétieux sont rois.

Ruée vers les “Tout à 100 yen”

La galaxie du discount japonais ne se présente pas toujours comme une tour aux lumières falshy où s’entreposent ustensiles de cuisine, arsenal électronique et pyjama-costumes de tout poils… De plus petites boutiques essaimant les rues nippones proposent une diversité d’objets au modèle économique avantageux : les “100 yens shop”.

La formule du magasin à prix unique n’est inconnue de personne, puisque elle existe dans de nombreux pays, y compris chez nous. Si les “Tout à 10 balles” se font rares dans nos galeries marchandes, il en est tout autrement de la prospérité des “Tout à 100 yens”. Créés en 1991 par Hirotake Yano – fondateur de la société Daiso Industries -, ces échoppes aux tarifs avantageux trouvent encore aujourd’hui un vif succès auprès des Japonais et de sa population de passage.

Comme on peut le lire sur la page Wikipédia dédiée :

“Ce sont en général de petites surfaces, de proximité, et aux horaires d’ouverture très larges, se rapprochant ainsi du concept de konbini. Sauf rares exceptions, tous les articles valent 100 yens, soit 2 à 5 fois moins que dans les magasins traditionnels. En fait, avant le 1er avril 2004, le client devait ajouter une taxe sur la consommation de 5 % au prix affiché sur l’étiquette. Désormais, la taxe doit être incluse dans le prix, c’est pour cette raison que la plupart des objets sont vendus 105 yens, et non 100 yens.”

Ces petits bazars se trouvent à tous les coins de rue, au sous-sol d’un supermarché ou dans un petit coin dédié à l’intérieur de grands centres commerciaux. Encore plus qu’au konbini du coin, des tonnes de bibelots et d’ustensiles peuvent y être dénichés, pour le plaisir de tous. Et à la différence de nos commerces ultra-discount, ceux-ci allient souvent l’utile à l’agréable, entre design “kawaii” (mignon) et qualité toute japonaise. Ces humbles chapelles du petit prix constituent dès lors une adresse plus que pratique pour flâner et faire le plein de souvenirs avant un départ !

Pour aller plus loin :
Don Quijote (store) – sur Wikipédia
100 Yen Shop – sur Japan-Guide

Lire la première partie de l’article : Florilège de commerces nippons, pour occidentaux en manque d’inspiration : les konbini (1/3)

[pop-up] urbain

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