5 innovations qui changent nos villes

6 Jan 2014

Feux de signalisation pour fluidifier le trafic, vitres tactiles pour faire ses courses, aspirateur géant pour dépolluer l’air… Présentation de cinq innovations technologiques qui pourraient s’imposer dans la ville du futur.

Visuel d’une cité futuriste, projeté dans le cadre de l’attraction Spaceship Earth du parc d’attraction Disneyland, en Floride. Copyright : Spaceship Earth / Sam Howzit / Flickr

Le feu qui fait gagner du temps

La ville de Toronto est l'une des plus embouteillées au monde. Copyright : Adam Muise / Flickr

La ville de Toronto est l’une des plus embouteillées au monde. Copyright : Adam Muise / Flickr

Pour tenter de remédier aux problèmes de congestion du trafic automobile dont souffre la ville de Toronto, Samah El-Tantawy a mené une expérience originale. Dans le cadre du doctorat en génie civil qu’elle prépare à l’université de Toronto, la jeune femme a équipé 60 feux de signalisation de sa ville avec un système baptisé MARLIN-ATSC (« Multiagent reinforcement learning for integrated network of adaptive trafic signal controllers »). Résultat : une réduction de 40% des ralentissements et une baisse de 26% du temps de trajet, même aux heures de pointe, dans la zone de test. Équipés de capteurs terrestres reliés à un réseau de partage des données, les feux en question ne se sont pas contentés d’une simple gestion centralisée, mais ont obéi à la théorie des jeux ou, plus exactement, aux principes de l’équilibre de Nash. Une façon de transformer de simples objets de régulation du trafic en outils de gestion capables de « se coordonner et coopérer entre eux », d’après le site UrbaNews.

La vitre intelligente pour faire ses courses

Dans le futur, les vitrines des magasins seront tactiles et connectées, permettant de passer sa commande depuis l'extérieur. Copyright : Tristan Nitot / Flickr

Dans le futur, les vitrines des magasins seront tactiles et connectées, permettant de passer sa commande depuis l’extérieur. Copyright : Tristan Nitot / Flickr

À l’occasion du salon Web13, France Télévisions et la société Siradel (design de réseaux radio et d’environnements 3D) ont réalisé un film pédagogique sur les usages futurs des technologies numériques en milieu urbain. Parmi les innovations les plus prometteuses : la vitre intelligente. Dans le cadre domestique, les fenêtres pourront servir d’écrans connectés à Internet. Il sera alors possible de contrôler la chaleur et la luminosité, de mesurer le taux de pollution à l’intérieur et à l’extérieur de la maison ou de regarder un film sur une vitre. Les magasins ne seront pas en reste puisqu’ils seront aussi équipés de vitrines tactiles et connectées, permettant de passer commande pour une livraison à domicile ou de consulter le catalogue des produits depuis le trottoir.

Voir la vidéo réalisée par Siradel et France Télévisions :

L’aspirateur géant pour dépolluer l’air

« Airpocalypse » à Pékin. La capitale chinoise est noyée dans un immense nuage de particules fines. Copyright : Michael Korcuska / Flickr

« Airpocalypse » à Pékin. La capitale chinoise est noyée dans un immense nuage de particules fines. Copyright : Michael Korcuska / Flickr

Pékin est l’une des villes les plus polluées au monde. Régulièrement noyée dans un brouillard grisâtre dû en grande partie au trafic automobile, la capitale chinoise envisage sérieusement de faire appel aux services de l’artiste néerlandais Daan Rosegaarde, inventeur de l’aspirateur géant à particules fines. Baptisé Smog, ce système consiste à enterrer des bobines de cuivre dans le sol pour produire un champ électromagnétique capable de capter les particules fines de pollution. Il provoquerait dans le nuage d’immenses trouées, d’un diamètre compris entre 50 et 60m. De quoi laisser les rayons du soleil percer la purée de pois sous laquelle la ville vit. Reste à trouver le moyen technique de compresser et stocker les particules fines récoltées par l’aspirateur. Rosegaarde, qui avait déjà conçu en 2008 une piste de danse transformant en énergie les mouvements des clubbers, s’est donné 18 mois pour rendre le projet viable. Mais, déjà, les critiques pleuvent, car il s’agit d’une solution corrective et non préventive, qui ne permet pas de lutter durablement contre la pollution atmosphérique.

Une courte vidéo d’animation présente le projet Smog :

Le souterrain qui évite les inondations

L'immense réservoir de Saitama doit permettre de protéger Tokyo des inondations. Copyright : eerkmans / Flickr

L’immense réservoir de Saitama doit permettre de protéger Tokyo des inondations. Copyright : eerkmans / Flickr

Pour protéger ses habitants des inondations que peuvent causer certains typhons, la ville de Tokyo s’est dotée, entre 1992 et 2009, d’une immense galerie souterraine. Plus de 6,4 km de tunnels étanches ainsi que des silos géants résistant à la pression de l’eau ont été aménagés à plus de 50 mètres de profondeur pour drainer d’immenses quantités d’eau jusqu’à un gigantesque bassin soutenu par 59 pilliers, baptisé « The Temple ». Ce système souterrain – surnommé « G-Cans » mais dont le nom exact est « Metropolitan area outer underground discharge channel » – permet de drainer l’eau des crues des quatre rivières qui circulent près de Tokyo et de la rejeter dans la rivière Edogawa. Même si de telles infrastructures coûtent cher (environ 3 milliards de dollars pour les G-Cans), il s’agit de solutions d’avenir, quand on sait que plus de 40% de la population mondiale vit déjà dans des zones côtières facilement inondables.

Payer son ticket avec des bouteilles en plastique

À Pékin, des distributeurs spéciaux délivrent un ticket de métro en échange de vingt bouteilles de plastique vides. Copyright : Jucember / Wikimedia

À Pékin, des distributeurs spéciaux délivrent un ticket de métro en échange de vingt bouteilles de plastique vides. Copyright : Jucember / Wikimedia

Depuis la fin de l’année 2012, dans le métro de Pékin, il est possible de payer son ticket de métro avec… des bouteilles en plastique vides. Une solution intelligente dans une ville dont les 20 millions d’habitants produisent, chaque année, quelques 18 000 tonnes de déchets. Le prix du ticket étant de 2 yuans (0,25 centimes d’euros), il faut tout de même insérer vingt bouteilles vides dans le distributeur-compresseur pour avoir droit à son titre de transport. L’entreprise à l’origine de ce projet envisage d’installer 3000 appareils similaires à Pékin, dans le métro mais aussi dans les écoles et les centres commerciaux. Si le succès populaire est au rendez-vous, cette solution pourrait bien s’imposer dans d’autres pays, en particulier dans les mégapoles asiatiques, où le tri des déchets laisse souvent à désirer.

Aspirer les particules fines pour dépolluer l’air : solution durable ou bien gadget technologique ?

Usbek & Rica

Vos réactions

Bouddha vert 29 janvier 2014

Pour alimenter l’aspirateur et les aimants, il faudra bien construire au moins une nouvelle centrale électrique au charbon, non?
Et pour le CO2 qui n’est pas directement mortel pour l’Homme, on fait quoi?

Quant à la gestion des déchets, à 7 milliards, 2 bouteilles par personne et par jour, faut espérer que ce sera pas l’avenir.

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