Train-Tram le saut intermodal

12 Fév 2013

Fini la gare pour le train ; la station pour le tram ; le parking pour la voiture ; la station de vélo-partage. Désormais, une unité de lieu permet de passer d’un mode de transport à l’autre. Ces zones d’échanges, points névralgiques de la ville de demain font gagner du temps, et économiser du CO2.

Gare

DR

Comment la désignerons-nous ? « Rendez-vous au pôle d’échange ? » ; « On se fait une pause à l’interface intermodale ? »… Il est peu probable que le vocable change, mais la gare de demain, elle, est déjà en pleine transformation. L’idée : en faire un espace d’articulation des réseaux facilitant le passage d’un moyen de transport à l’autre. Soit un lieu unique, regroupant, avec l’ergonomie la mieux pensée, quais pour les trains, station de tram, terminal de bus, parking, modules de vélo (et d’auto)-partage, et, pourquoi pas, location de patins à roulettes où de tricycles électriques ! Ironiquement, c’est d’abord le transport du fret qui, surtout lors des années 1990, a bénéficié de ce type d’aménagements facilitant de transbahutement de marchandises du camion au train, ou du train au bateau, etc.

Désormais, la constitution d’un pôle de services fait de la gare non plus un simple lieu d’attente, mais un lieu utile, point de départ d’un réseau en étoile permettant d’appréhender la ville, en bénéficiant d’un large choix de moyens de transports. Des modules de taille variables, qui ont particulièrement le vent en poupe dans les villes moyennes, et les chefs-lieux de département. Ainsi de Dijon, qui poursuit la transformation de sa gare, en la garnissant d’un plus grand parking, et d’un parvis élargi disposant aussi d’une station des célèbres « Velodi » locaux. Surtout, à Dijon comme dans un nombre croissant de villes, l’interconnection a permis la mise en place d’une tarification combinée : un pass « Divia+TER » permet ainsi, sur une période donnée, d’emprunter à la fois les transports en communs urbains et une liaison de train régional.

Des boutiques à la descente du train

Si le passage d’un wagon à un vélo sera pensé au plus rapide, la gare, zone de passage, tend à devenir, aussi, zone de chalandise. Profiter des moments d’attente incompressibles (voire, désormais, planifiés), pour faire ses courses au bas du quai. C’est le cas de la gare de Lyon, à Paris, qui, d’ici à l’été 2013, abritera une cinquantaine de commerces, contre à peine une quinzaine auparavant. Avec 90 millions de voyageurs annuels (soit autant de consommateurs potentiels), on comprend l’intérêt des marques. Même phénomène en gare Saint-Lazare, dont la nouvelle mouture, inaugurée il y a un an, comprend près de 10 000 mètres carrés de magasins. Une tendance qui peut aussi se conjuguer avec le développement durable et le soutien à l’agriculture locale. Ainsi, il n’est pas rare, déjà, de croiser dans les gares des passagers avec un cabas d’où dépasse une botte de poireaux pour seul bagage. Dessus est inscrit : « Vos fruits et légumes à portée de train ». Vendue notamment sur le parvis des gares du Transilien, ces
« paniers » de légumes, produits en circuit court, remplissent tant les garde-mangers des voyageurs au départ que ceux à l’arrivée. Une autre façon de faire aimer le train…

Achèteriez-vous vos fruits et légumes frais dans une gare ?

Liens :

gares-connexions.com
debatpublic-reseau-grandparis.org
cahiersvilleresponsable.fr 

Usbek & Rica

Vos réactions

smart92 15 février 2013

Les gares seront les lieux de services et d’intermodalité de demain: elles vont changer les habitudes des millions de voyageurs qui y passent chaque jour et leur apporter des nouveaux services du quotidien pour leur faciliter la vie.
Je vous recomande de voir ce reportage remarquable sur l’évolution des gares dans la ville: http://playtv.fr/programme-tv/527065/la-ville-entre-en-gare/#resume

Stéphane CORDONNIER 18 février 2013

L’un des problèmes majeur des modes de transports, quels qu’ils soient, reste l’interconnexion et ces noeuds permettent la mise en relation de moyens de déplacements différents. Dans l’air du temps, adapté à des modes de déplacement et de consommation en constante évolution, ces « interfaces intermodales » semblent indispensables pour faciliter l’accès au transport, desenclaver certaines régions et créer des lieux d’échange et de convivialité. Reste à les rendre fluides techniquement !

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