Développement durable : 366 projets pour changer le monde

5 Avr 2017

L’entreprise toulousaine Efficycle a publié la 5ème édition de son rapport intitulé « 2016 en 366 initiatives pour réinventer notre monde ». L’ebook, téléchargeable gratuitement, met en lumière des initiatives de développement durable venues du monde entier. Parmi elles, Demain la ville a sélectionné 5 projets qui répondent à des problématiques actuelles : la préservation des ressources, la production d’énergie propre et la solidarité.

Le Carillon : ouvrir sa porte aux plus démunis

Le Carillon regroupe des habitants et 60 commerçants solidaires, prêts à offrir des services aux plus démunis.

Les commerçants membres du réseau Le Carillon affichent les services qu’ils sont prêts à rendre à l’aide d’un pictogramme représentant un carillon.  » Chacun pour tous. « © Le Carillon

Louis-Xavier Leca, témoin de l’augmentation du nombre de SDF dans son quartier du XIème arrondissement de Paris, a créé Le Carillon fin 2014 pour agir. L’image de soi est une préoccupation importante ; or, selon une étude BVA/Emmaüs, 83% des SDF ressentent le rejet des passants et commerçants. Le Carillon propose dès lors d’insuffler une nouvelle dynamique sociale en ville. Dans le quartier, l’initiative regroupe des habitants et 60 commerçants solidaires, prêts à offrir des services aux plus démunis : « emplir une gourde, réchauffer un plat, accéder aux toilettes, passer un coup de téléphone ou encore boire un thé chaud. »  Le Carillon entend s’implanter dans tout Paris, à commencer prochainement par le XXème arrondissement.

Pour en savoir plus sur le projet d’innovation sociale porté par le Carillon :

http://www.lecarillon.org/

 

Ecologie : une micro-maison à Nantes

Les promoteurs de la micromaison entendent sensibiliser à l'écologie et offrir un habitat à moindre coût

La micro-maison occupe une surface de 13 mètres carrés. L’eau de pluie est stockée, filtrée et utilisée pour la douche et la vaisselle, puis à nouveau filtrée et rejetée. © Lisa Hör

À l’origine, le terme tiny house vient des États-Unis, où il décrit des micro-maisons posées sur des remorques. Après avoir essaimé outre-Atlantique, et en Australie, le « mouvement tiny » débarque maintenant en France. Ses promoteurs entendent sensibiliser à l’écologie et offrir un habitat à moindre coût. Quatre amis Nantais ont construit la micro-maison Les Albers : une tiny house truffée de capteurs. La production et la consommation d’électricité, comme le volume d’eau disponible, l’humidité ambiante ou la température, peuvent être consultés en direct depuis un ordinateur ou un smartphone. Même si l’autonomie totale n’est pas encore atteinte (une bonbonne de gaz alimente le poêle, l’eau chaude et la gazinière), cette tiny house se veut la plus écologique possible. Trois panneaux solaires fournissent l’électricité pour l’éclairage et le réfrigérateur, et la douche et l’évier sont alimentés par de l’eau de pluie. Les quatre jeunes hommes ont mis les plans de la maison en open source sur le site vagabonde.house.

Découvrir leur initiative : http://www.18h39.fr/articles/ils-construisent-une-tiny-house-connectee-pour-sensibiliser-a-l-ecologie.html

 

Pop-Up House, des maisons en polystyrène

La pop-up house est une maison passive en polystyrène.

Les Marseillais du Multipod Studio peuvent construire une maison passive en 4 jours pour un budget de 30 000 euros. Le polystyrène est un matériau 100% recyclable. © Pop-Up House

Multipod Studio est un bureau d’étude et d’innovation marseillais spécialisé dans la construction dont l’ambition est de « construire rapidement et simplement des bâtiments à hautes performances thermiques. » Ses deux fondateurs se sont rendus célèbres en filmant la construction d’une de leurs réalisations : une maison « passive » (qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme), recyclable, constructible en un temps record (quatre jours) à un prix défiant toute concurrence (30 000 euros). La clé de ce tour de force : des murs de polystyrène de 30 centimètres d’épaisseur protégés par des panneaux d’aggloméré, montés sur une ossature de bois et des fondations sur pilotis. Ce matériau, bien que peu noble, permet des performances remarquables, comme l’explique Yves Lozachmeur, l’un des deux inventeurs de la Pop-Up House : « même s’il est extrait du pétrole, le polystyrène est un matériau à très faible empreinte carbone car il est en fait composé de 98 % d’air. Ceci lui apporte d’excellentes caractéristiques en termes d’isolation thermique et phonique. » Cette démarche éco-responsable a valu à Multipod Studio le label French Tech.

 

WeFood lutte contre le gaspillage alimentaire au Danemark

Le supermarché Wefood permet de lutter contre le gaspillage alimentaire au Danemark.

Le projet WeFood est géré par des bénévoles, tous les profits sont reversés à l’association danoise DanChurchAid qui s’occupe de lever des fonds destinés aux pays les plus pauvres. © WeFood

Le supermarché WeFood a ouvert le 22 février 2016 à Copenhague. Sa spécificité ? Lutter contre le gaspillage alimentaire en proposant des produits qui ne peuvent plus être commercialisés car leur date de péremption officielle est dépassée ou leur emballage abîmé. Le pain, la viande, les fruits et légumes y sont venus à des prix environ 30 % à 50 % moins élevés que dans les boutiques habituelles. C’est l’association caritative DanChurchAid qui a mis en place ce projet. « WeFood est le premier supermarché de ce genre au Danemark et peut-être dans le monde car il ne vise pas seulement les clients aux revenus modestes mais toute personne qui veut lutter contre le gaspillage alimentaire dans ce pays » a expliqué Per Bjerre, chargé des médias de l’ONG. Alors qu’en moyenne plus de 700 000 tonnes de nourriture sont jetées chaque année au Danemark, le pays a réussi en cinq ans à réduire son gaspillage alimentaire de 25 %.

En savoir plus :

http://www.slate.fr/story/114613/danemark-supermarche-produits-perimes

https://donate.danchurchaid.org/wefood

 

Les Grands Voisins, un village utopique dans Paris

L'ancien hôpital de Saint-Vincent-de-Paul à Paris est un lieu de vie solidaire qui accueille plus de 70 associations et entreprises.

L’association Plateau urbain vise à « redonner vie à court terme à un certain nombre de bâtiments, pour réanimer des zones pour l’instant délaissées afin d’orienter leur attractivité à plus long terme. » © Bulle à emporter

L’ancien hôpital de Saint-Vincent-de-Paul à Paris accueille désormais plus de 70 associations et entreprises solidaires dans le XIVème arrondissement. En lieu et place de l’ancien hôpital, on trouve désormais un mini-quartier d’une surface de 3,2 hectares. Le site regroupe des hébergements, des ateliers de bricolage, une ferme urbaine et même un cinéma, ouvert en janvier dernier. Prendre soin de soi, créer, fabriquer, jouer, refaire le monde ou se retrouver, autant de possibilités qui s’offrent à tous dans ce lieu de vie solidaire a vu le jour grâce à l’association Plateau urbain et à l’association Aurore. Mais le projet des Grands Voisins devra accepter fin 2017 une nouvelle destinée : la construction d’un écoquartier de 600 logements sociaux. 

En savoir plus sur le projet : http://lesgrandsvoisins.org/

Usbek & Rica

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